
Projets
Projet artistique «Éclats d’art et de chair »
Ce projet artistique est mené par l’artiste peintre lyonnaise Svetlana Arefiev dans le cadre de sa collaboration unique avec le professeur Serguei Malikov, chirurgien vasculaire. Ensemble, ils s’attachent à redéfinir la formule « La beauté sauvée et la beauté qui sauve ».


Concept Artistique
Le projet s'inspire des croquis chirurgicaux préparés avant les interventions. Ces dessins, souvent purement utilitaires, prennent sous l’œil de l'artiste une dimension poétique et esthétique. Chaque coup de crayon symbolise un fil de vie, chaque tracé devient le reflet d’une harmonie intérieure retrouvée et ainsi ils deviennent une vraie déclaration artistique.


Les œuvres de Svetlana adoptent des motifs arborescents rappelant les vaisseaux sanguins restaurés par le chirurgien. Cette thématique évoque une dualité fondamentale: la fragilité et la résilience de la vie humaine. Le parallèle entre les arbres qui fournissent de l’oxygène à la Terre et les vaisseaux qui ravitaillent le corps humain est au cœur de son exploration artistique.
Pour ce projet Svetlana puise son inspiration dans l’époque de la Renaissance, période durant laquelle l’art et la science étaient intimement liés. Son travail s’inscrit dans cette tradition de compréhension holistique, où la recherche esthétique et scientifique se rejoignent pour mettre en lumière le lien entre le microcosme humain et le macrocosme naturel.
Le scalpel de l’instant qui fulgure éveille les territoires d’art de Svetlana Arefiev. Elle révèle à vif les énergies charnelles qui animent nos profondeurs. L’œuvre à deux voix naît des croquis aigus et inspirés qu’un chirurgien audacieux, Serguei Malikov, ose mettre à jour pour rassurer ses patients. Celui qui fouille les corps donne voie jusqu’ici inconnue à la spéléologie artistique, geste capital, sensible et sensuel. Révélations dedans-dehors de l’acte chirurgical, quand l’artiste dégage les beautés sauvages de la fragilité corporelle. Les trames secrètes de la chair vive oxygènent un art aux tracés extrêmes, lesquels accidentent à cœur l’espace peint, ouvert à tous les possibles de l’aventure créatrice. Ainsi s’éclairent nos secousses vitales, cachées dans l’arrière-paysage des corps.
En formidable démonstration, Svetlana Arefiev, artiste magicienne,disloque le va-de-soi fabriqué du corps et décape les attendus de l’art. Elle œuvre dans l’insondable, créant toujours dans la tension gestuelle et dans la proximité vraie de la mort-vie. L’implacable assumé et latent est son domaine de création. L’art est ici l’espace ouvert, l’espace en creux où se joue l’autre pensée, celle qui s’éloigne à jamais des surfaces fatiguées de la modernité. D’où viennent ces éruptions vitales et ces élans secrets, sinon des sources obscures de nos souterrains sacrifiés ?
Chez elle, les visages prennent possession du cadre et l’occupent frontalement, sinon royalement. Ils tranchent sans fin le tragique de l’étendue, ils s’en écartent et s’éloignent des rouges volcaniques qui imprègnent les dedans. Le sang est lié à l’instant le plus aigu, tandis que le visage-masque s’installe hors du temps. Visage gris-blanc, effacé, dépouillé, retenu, et comme évidé. Visage à la fois surgissant et retenu, à la fois audacieux et pudique, marqué à jamais de stries infimes venues des confins, comme autant d’impacts de griffes temporelles. Svetlana Arefiev invente à chaud ces signes vibrants et filaires, omniprésents et acérés, intenses et indomptés. On dirait des coulées d’univers. Fascinantes saisies de ces mouvances qu’on pourrait croire instantanées, tant l’impact sidère…
Le corps est l’étau cruel qu’il faut affronter. Étendre ses limites jusqu’aux confins du possible pour le rendre enfin habitable, et transparent comme une feuille de vie. Brûlante écriture à hauts risques, sidérante et poignante, inventive et scabreuse.
Svetlana Arefiev ose affronter le vide. Elle désinstalle nos systèmes de sécurité visuelle. Et dans le présent discontinu de la création, elle navigue sur les profonds remous de l’affectivité enfouie. Elle installe et instaure d’autres élans et d’autres naissances. Dans la plus âpre gravité de l’existence, ses visages surgissent comme des cibles. Visages de pur destin, inscrits à vif dans la dure fatalité de la durée.
Svetlana Arefiev, sismographe du dedans, ensemence le vide. Elle fait battre le cœur caché des corps de notre humanité. Et dans une âpre lumière venue d’ailleurs, des éclairs d’orage mental éblouissent la chair intime. Partagés, la chirurgie incisive et l’art agissant sauvent le monde.
Christian Noorbergen, critique d’art :








« L'idée centrale est que si nous pouvons réparer la beauté et l’équilibre à l'intérieur de notre corps, notre microcosme, nous pouvons aussi influencer tout ce qui nous entoure et guérir tout ce qui nous entoure, le macrocosme. On découvre une profondeur et une deuxième dimension. Pour moi, c'est la beauté qui sauve. En rétablissant cette harmonie intérieure c'est la beauté sauvée. Nous allons à la guérison du monde ».




Pr. Sergueï MALIKOV
Université de Lorraine
Chef de service de Chirurgie
Vasculaire & Endoluminale
Institut Lorrain du Coeur &
des Vaisseaux Louis Mathieu
Centre Hospitalier
Universitaire Brabois
Conseillé scientifique de CHU de
Guadeloupe
Conseillé scientifique de CHU de
Casablanca Maroc.
American Association
for Anatomy Member





