Exposition du 18 juin au 11 juillet 2026 à la Chapelle de l'île Barbe

ExPOSiTiON

Du 18 juin au 11 juillet 2026

à la Chapelle de l’île Barbe, Lyon 69009

Installation PULSATION

Commissaire d'exposition :

Françoise Souchaud - Souchaud Art Project

Inauguration le jeudi 18 juin de 16h à 21h00

Du mardi au samedi de 14h à 19h

Dimanche 10h-12h et 15h-18h

En collaboration avec le professeur Serguei MALIKOV, chirugien-vasculaire

« L'intervention du chirurgien dans mes œuvres apporte une pulsation de vie réelle et insuffle une dimension narrative supplémentaire.

Entre réparation et création, elle fait émerger une beauté double : celle qui est sauvée et celle qui sauve ! »

Le scalpel de l’instant qui fulgure éveille les territoires d’art de Svetlana Arefiev. Elle révèle à vif les énergies charnelles qui animent nos profondeurs. L’œuvre à deux voix naît des croquis aigus et inspirés qu’un chirurgien audacieux, Serguei Malikov, ose mettre à jour pour rassurer ses patients. Celui qui fouille les corps donne voie jusqu’ici inconnue à la spéléologie artistique, geste capital, sensible et sensuel. Révélations dedans-dehors de l’acte chirurgical, quand l’artiste dégage les beautés sauvages de la fragilité corporelle. Les trames secrètes de la chair vive oxygènent un art aux tracés extrêmes, lesquels accidentent à cœur l’espace peint, ouvert à tous les possibles de l’aventure créatrice. Ainsi s’éclairent nos secousses vitales, cachées dans l’arrière-paysage des corps.

Le corps est l’étau cruel qu’il faut affronter. Étendre ses limites jusqu’aux confins du possible pour le rendre enfin habitable, et transparent comme une feuille de vie. Brûlante écriture à hauts risques, sidérante et poignante, inventive et scabreuse. Svetlana Arefiev ose affronter le vide. Elle désinstalle nos systèmes de sécurité visuelle. Et dans le présent discontinu de la création, elle navigue sur les profonds remous de l’affectivité enfouie. Elle installe et instaure d’autres élans et d’autres naissances. Dans la plus âpre gravité de l’existence, ses visages surgissent comme des cibles. Visages de pur destin, inscrits à vif dans la dure fatalité de la durée.

Svetlana Arefiev, sismographe du dedans, ensemence le vide. Elle fait battre le cœur caché des corps de notre humanité. Et dans une âpre lumière venue d’ailleurs, des éclairs d’orage mental éblouissent la chair intime. Partagés, la chirurgie incisive et l’art agissant sauvent le monde.

Christian NOORBERGEN, critique d'art